La Première Dame et son dernier album

Carla Hier soir, j’ai vu la femme du président de la République, la Première Dame donc, sur un plateau de télévision où elle était venue faire la promo de son dernier album. C’était sur le plateau de Taratata. Elle était donc là, entourée de ses amis, Laurent Voulzy, Julien Doré, Mika, Riké (?), The Blood Arm (??), Plastiscines (???). Bref, que des gens bien (ceci étant, j'aime bien Laurent Voulzy)…

Assis sur ma chaise (et heureusement que j’étais bien calé !) je me suis dit, on vit quand même dans une démocratie vachement avancée, post-moderne pourrait-on dire ? En effet, dans quel pays au monde pourrait-on voir ce spectacle proprement ébouriffant : la femme du président en exercice venir à la télé faire une émission de promotion de son album pop-rock (écrit par elle-même en toute simplicité) ? On pouvait d'ailleurs remarquer qu'elle est drôlement simple (c'est le mot qui semble le mieux la caractériser) la Première Dame. La preuve, elle tutoie Nagui et Laurent Voulzy, c’est vous dire ! Mais attention, il n’est pas question qu’elle se donne en concert ! non, mais ! elle est quand même la femme du président.

A force de ruptures, on perd le sens des choses. La précédente femme de Sarkozy (Cécilia pour ceux qui ne suivraient pas) refusait déjà toute contrainte. Carla continue sur la lancée. Un seul mot d’ordre : je veux profiter ! Ils ont bien raison, la vie est trop courte. Après tout ils ont le droit à une vie privée comme tout le monde, comme tout le monde, ils ont le droit de s’accomplir et de s’épanouir, n’est-ce pas ce à quoi aspire chaque être humain  ? Au nom de quoi devrait-il refuser de mordre dans la vie à pleine dents ? Parce que vous leur avez fait confiance pour que votre vie soit meilleure ? Mais eux savent bien que la vie est une fête où des invités triés sur le volet s'amusent de leurs bons mots en dégustant des mets fins. Et tant pis pour vous si vous n’avez pas été invité, c’est sans doute que vous ne le méritiez pas…

Nous avons quand même de la chance, sur le pont du Titanic l'orcheste ne jouait que des morceaux de second choix alors que Carla nous régale avec le meilleur de la musique de variétés.   

Yvonne On est décidemment bien loin de la réserve et de la discrétion du général de Gaulle et de Tante Yvonne…

A quoi sert l'amour ?

Aifol02 C'est vrai ça, à quoi sert l'amour ?

Et d'abord, est-ce un sentiment à proprement parler humain ? ou l'amour se rencontre-t-il aussi dans le règne animal ?

Quelles en sont les caractéristiques ? les manifestations ? Est-ce un dérèglement hormonal ? Ou au contraire, est-ce notre âme qui s'exprime ?

Bon, j'attends vos commentaires pour essayer de comprendre ce qu'est l'amour...

Des youyous dans la mairie de M. Grosdidier

Mercredi 3P1image_114150 Novembre 2005, des propos facheux sinon fachos ont retenti dans l'hémicycle.


Voici un extrait des propos tenus par M. François Grosdidier, député UMP de Moselle :

M. François Grosdidier : "Ma question s'adresse au Garde des Sceaux. Elle ne porte pas sur le racisme anti-blanc, phénomène sur lequel j'attends une réponse écrite, mais sur les mariages blancs. Dans ma commune, lors d'un mariage sur deux, l'hôtel de ville résonne de « you-you ». (« Et alors ! » sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des députés communistes et républicains) Ce sont de formidables moments de bonheur, de chaleur humaine que nous partageons avec les familles... (Huées et claquements de pupitres sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des députés communistes et républicains où le brouhaha couvre la voix de l'orateur)

M. Julien Dray - Ces propos sont indignes. C'est une insulte à la communauté musulmane.

Bon, j'arrête là le rappel des faits. Si vous voulez une transcription complète :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2005-2006/084.asp#P100_20353

Quand je lis ces propos qui suintent la haine et l'hypocrisie, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec un autre incident célèbre :

le 6 Juin 1936, après la nomination de Léon Blum à la présidence du Conseil, c'est le vote d'investiture à la chambre des députés. Au nom de la fédération nationale catholique, Xavier Vallat prend la parole.
Voici la fin de son discours :
« Il est une raison qui m'interdit de voter pour le ministère de M. Blum, c'est M. Blum lui-même. Votre arrivée au pouvoir, monsieur le président du Conseil, est incontestablement une date historique. Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné... »
« Prenez garde, M. Vallat... », avertit Edouard Herriot, alors président de la Chambre.
Xavier Vallat poursuit : «... par un juif !
J'ose dire à haute voix ce que le pays pense en son for intérieur ; il est préférable de mettre à la tête de ce pays un homme dont les origines appartiennent à son sol... qu'un subtil talmudiste."

Xavier Vallat et François Grosdidier ont au moins deux points communs : ils ne voient pas ce qu'il y a de de choquant et de blessant dans leurs discours et ils expriment tout haut ce que pense tout bas l'extrême droite.

Cinq ans après son fameux discours, Xavier Vallat était nommé par le Gouvernement de Vichy, premier commissaire général aux Questions Juives. Il s'y illustra en élaborant notamment le second statut des Juifs en Juin 1941.
Courage, M. Grosdidier, vous êtes sur la bonne voie. Gageons que si demain un commissariat aux Questions Musulmanes devait être créé, M. Grosdidier en serait un commissaire fort présentable.

Je me souviens

Fenetre_nuit_2 Ce soir c'est le téléthon.

Je me souviens, il y a longtemps, 25 ans déjà, une vie...

J'étais dans une chambre d'hôpital, au service des maladies infectieuses de l'hôpital de La Croix Rousse à Lyon. Je venais déjà de passer une semaine en soins intensifs. J'étais seul dans cette chambre au plafond très haut, typique des constructions de ce quartier de Lyon, chambre petite, vieille et humide. C'était en novembre 1980.

Je me souviens, la radio passait les premiers tubes des années 80 : "Woman" de John Lennon, "Johnny and Mary" de Robert Palmer,  "Babooshka" de Kate Bush. La radio n'était pas à moi, c'est un copain du lycée qui très gentiment m'avait prété ce poste de radio : Stéphane Girard. Je me souviendrais toujours de ce geste. 11 après, j'ai pu d'une certaine façon, moi aussi, rendre la pareille (voir la note "Ma madeleine à moi").

Je me souviens, une des aides-soignantes me faisait un peu peur, j'étais tout jeune, encore enfant presque, et ses manières, sa façon de parler me heurtaient. Avec le recul du temps, je pense qu'elle essayait simplement d'être gentille avec moi, mais j'étais jeune et angoissé.

Je me souviens, seul dans cette chambre d'hôpital, sans bouger de mon lit, je regardais désespéremment la lucarne de la seule fenêtre de cette chambre et la nuit venue je m'échappais par dessus le toit.

Je suis resté 9 mois à l'hôpital cette année là.

Ma madeleine à moi

Mad19_1 Connaissez-vous l'album du groupe de rock anglais Dire Straits "On every street" ? Comme tous les albums de Dire Straits, il est génial, composé de rocks bien durs et de blues bien noirs. Et la guitare..

Mais je ne suis pas là pour faire une critique musicale, je vais plutôt vous raconter ce que m'évoque de manière très personnelle cet album. Car la musique a des propriétés fantastiques sur notre inconscient. Soudain, un air ou une chanson jeté en l'air atterissent dans le pavillon de notre oreille, se fraye un chemin jusqu'à notre cerveau et va réveiller un souvenir, une émotion, un moment qu'on croyait perdu et qui ressurgit brusquement jusqu'à nous submerger. Plus fort que la madeleine de Proust!

Donc, quand j'écoute cet album et en particulier la chanson si douce "You and you friend" (écoutez la chanson si douce, qui ne pleure que pour vous plaire, elle est discrète, elle est légère, un frisson d'eau sur de la mousse), je me souviens d'un après-midi de 1991. Nous étions trois dans une chambre d'hôpital, d'un hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. L'une de ces trois personnes était allongée sur un lit, malade du SIDA. Les deux autres, une femme et moi, étions des collègues de travail venus rendre visite à notre ami souffrant depuis déjà plusieurs semaines d'un SIDA déclaré. J'avais apporté un lecteur de CD et cet album de Dire Straits car je savais que mon ami aimait ce genre de musique. J'avais l'intention de lui laissser le tout à l'hôpital pour qu'il puisse écouter tranquillement de la musique dans sa chambre d'hôpital.

Mon ami était déjà très affaibli, aussi après avoir essayé l'appareil, il s'est rapidement assoupi et nous sommes restés les deux visiteurs dans la chambre avec le lecteur de CD jouant cet album. Et dans la chambre d'hôpital, on entendait seulement la respiration régulière de notre ami qui se reposait doucement pendant que la mélodie de "You and your friend" nous entourait. Et nous ne disions rien, nous partagions simplement ce moment très fort où la musique était en harmonie avec la respiration de notre ami sur son lit d'hôpital.

Une semaine après, il était mort...

La soeur de Thierry BRETON

Ce matin (vendredi 28 Octobre 2005), comme c'est les vacances, je me lève un peu plus tard que d'habitude. Faut vous dire que c'est la radio et plus précisèment France Inter qui me réveille.

Donc ce matin, j'émerge avec Thierry BRETON interviewé par Pierre WEIL sur la radio de service public. Comme je me réveille, je n'écoute pas trop ce que nous dit notre ministre MANAGEUR. Apparemment, ça a l'air bien.

Bon, maintenant je suis parfaitement réveillé et c'est la chronique de Bernard DARNICHE (il est 8h39 sur France Inter), ancien pilote automobile, porte-parole de l'association "Les Citoyens de la route". C'est donc son métier actuel apparemment, porte-parole d'une association inconnue, qui a été lancée il y a un an (octobre 2004) par devinez qui ? son porte-parole actuel. Bon, ça doit être un chouette métier, ça, porte-parole d'association. Tiens, c'est ce que je veux faire quand je serai grand.

Ce matin, Bernard DARNICHE, comme tout porte-parole d'asso qui se respecte et qui a droit au micro, dénonce. Et il dénonce quoi le DARNICHE ce matin ? Ben, en fait avant de dénoncer, il va nous faire une révélation : il va nous dévoiler la véritable cause de la baisse de la mortalité routière. Là, le temps suspend sa progression, autour de moi tout se fige : jusqu'à présent, je pensais bêtement que la cause principale de la baisse de la mortalité routière, c'était que le gouvernement avait enfin décidé de s'en occuper sérieusement et que cette baisse était due à un ensemble de causes dont les principales étaient la communication et les moyens de répression mis en oeuvre sur les routes. Mais je sentais bien que tout ça était un peu court, et bêta que j'étais je n'avais pas pensé à des causes beaucoup plus directes, comme Al Quaïda, les extra-terrestres ou la couche d'ozone. Mais Bernard DARNICHE lui avait pensé à ma place et il allait enfin me dévoiler LA VERITE SUR LA BAISSE DE LA MORTALITE ROUTIERE. Donc, j'attendais avec impatience, et enfin Bernard DARNICHE parla (aussitôt, le temps reprit son cours normal). Pour le coup, je fus déçu, je m'attendais à un complot international et bien pas du tout, la baisse de la mortalité routière était due aux AUTOROUTES. En effet, et là je cite :

"Quelle est la véritable cause de la baisse de la mortalité sur les routes. Rappelons tout d’abord que 14 personnes meurent encore chaque jour dans un accident de voiture, et que sur ces 14 décès, 10 surviennent à proximité du domicile. Ce sont donc les autoroutes, qui concernent les longs trajets, qui sont les plus sûres, les plus fiables en matière de sécurité routière"

Lumineux, non ? c'est con qu'on ne s'en soit rendu compte que maintenant parce que ça fait seulement 59 ans qu'il y a des autoroutes en France.

Continuons, là Bernard DARNICHE s'insurge. En effet, il y a un gros problème avec les autoroutes. Devinez lequel ?

Non, non, ce n'est pas le fait que les autoroutes soient payantes, en tout cas pas vraiment. Le problème c'est le fait que les jeunes, ces cons, ne prennent pas les autoroutes parce que justement elles sont payantes. "les parents payent l'autoroute, les jeunes gardent l'argent pour aller au restaurant". Salaud de jeunes !

En plus Bernard DARNICHE et son association ont fait des études très sérieuses : "c'est le seul endroit, on a regardé ça A PEU PRES, c'est le seul endroit sensible où les jeunes n'ont pas une préférence financière, la fête foraine, le train, l'avion, les préservatifs, dans TOUS LES DOMAINES on attire les jeunes et là, là, vraiment nous avons fait des études les parents payent l'autoroute, les jeunes gardent l'argent pour aller au restaurant". Et Bernard DARNICHE d'expliquer doctement que les jeunes doivent consommer de l'autoroute, sans doute comme ils consomment des barbe à papa à la fête foraine. Par ailleurs, on aimerait savoir avec qui Bernard DARNICHE a fait ces études A PEU PRES, avec la femme à barbe de la foire du Trône (qui par ailleurs est statisticienne à l'INSEE, comme chacun sait) ?

Ce qui est intéressant dans cette chronique, c'est la logique (ou l'absence de logique parfois) sous jacente: une logique marchande. Ainsi, Pierre WEIL, le chroniqueur interroge Bernard DARNICHE "vous (Bernard DARNICHE) souhaiteriez des tarifs spéciaux pour les jeunes sur les autoroutes. Thierry BRETON est là, malheureusement, il vend les autoroutes"

réponse de DARNICHE : "Oui mais peu importe, vous savez il y a des quantités de sociétés privées qui font des prix très attractifs pour inciter les jeunes à venir consommer chez eux" et bla bla bla sur les études très sérieuses qui montrent que les sociétés de fêtes foraines font des efforts commerciaux pour attirer les jeunes et que les parents payent l'autoroute et les jeunes mangent le péage.

Ouf, en entendant ça Thierry BRETON a du pousser un grand soupir de soulagement. Nous pensions bêtement que Bernard DARNICHE, homme de sensibilité et de coeur, l'avait à gauche. A mon avis, il est de la même gauche que le défunt Jean-Pierre THIERRY (par ailleurs, un homme qui me semblait intelligent et droit), qui vous vous en souvenez peut-être, laissait entendre qu'il était de gauche lorsqu'il perquisitionnait le siège d'Urba-Graccho (à propos du financement occulte du PS). Ensuite, Jean-Pierre THIERRY a été membre du bureau politique de Démocratie Libérale (qui comme chacun sait est un grand parti de gauche).

Revenons à nos moutons, ou plutôt à Thierry BRETON (il resemble un peu à un mouton avec ses frisettes, non ?). Donc, on a pu entendre distinctement à la radio le soupir de soulagement poussé par Thierry BRETON en écoutant la réponse faite par Bernard DARNICHE à propos du fait que l'Etat vend les autoroutes. Ainsi, rasséréné et interrogé directement sur des tarifs spéciaux pour les jeunes sur les autoroutes, Thierry BRETON ne se démonte pas "ça fait partie de la politique commerciale" et il rappelle doctement (et hypocritement) que ce ne sont pas les autoroutes qui sont vendues au plus offrant mais les sociétés d'exploitation précisément (ouf, on est rassurés) et comme ce sont des sociétés commerciales Thierry BRETON "trouve que c'est une très bonne chose de faire des gestes commerciaux" et on entend un beau duo entonné par Thierry BRETON et Bernard DARNICHE "rien ne les empêche de le faire". C'est vrai mais rien ne les y oblige non plus ! et ça c'est bien du ressort de la puissance publique d'obliger !

Un peu plus loin dans la matinale, Pierre WEIL (pugnace celui-là) pose une question à propos du forfait de 18 Euros sur les actes médicaux dépassant 91 Euros (au fait pourquoi 91 Euros, pourquoi pas 90 ou 100 ?) à Thierry BRETON en insinuant "Jacques CHIRAC avait promis le retour à l'équilibre des comptes de la sécu en 2007, il s'est trompé ?"

Ah, emmerdé le BRETON...Donc, comme tout homme politique de droite qui se respecte, lorsqu'il est emmerdé il incrimine le peuple. Oh, c'est beaucoup plus subtil que ça, aujourd'hui dans notre belle démoratie libérale, on entonne l'air de la responsabilité collective.

"La sécurité sociale c'est l'affaire de tous" (et surtout des médecins libéraux, des groupes de clinique privée et des groupes pharmaceutiques ?) "bien sûr, il y a la redistribution, il y a les cotisations mais il y a surtout nos comportements" et bla bla bla sur le discours du peuple qui consommons le plus de boites de médicaments au monde. Après le peuple élu voici le peuple médicamenteux, le peuple qui se mourrit de médicaments, et plus précisèment d'anxiolytiques.

Pour résorber le déficit de la sécu selon BRETON "il faut plus de responsabilité collective". Quand vous entendez cette phrase "nous sommes collectivement responsables" ça veut dire à coup sûr qu'on ne veut surtout pas dénoncer quelqu'un. Cette phrase (à mon avis typiquement de droite) signifie tout simplement qu'on ne veut pas que les choses changent. Dénoncer tout le monde, c'est dénoncer personne et justement personne a bon dos.

Et là, sans doute pour faire plus vrai, Thierry BRETON se rapproche du micro et nous glisse à l'oreille "Je vais vous raconter, ma soeur est pharmacienne, bon elle est dans une pharmacie" (une pharmacienne dans une pharmacie, c'est fou, non ?) "et des fois elle dit à ses clients, elle me le disait, écoutez, au lieu de prendre un médicament de marque, prenez donc un générique, ça coûte moins cher". On croirait entendre la soeur de Thierry BRETON au chaud dans sa pharmacie : "Alors, Mâdame CHENU, toujours vos rhumatismes ? prenez donc un générique, ça ne vous fera pas de mal et ça fera du bien à la sécu", redonnons la parole à notre ministre MANAGEUR :

"et souvent les patients disent ah, ben non non, je veux le médicament parce que c'est mieux" (cette Madame CHENU, aucun respect, aucun sens des responsabilités, j'ai l'impression que Thierry BRETON a lu mon 1er log : "les gens sont cons")

Thierry, ton histoire elle est pas drôle...

Quelque chose de personnel

Je voudrais livrer des choses un peu personnelles et en même temps, je ne voudrais pas trop me dévoiler, des fois que quelqu'un que je connais regarderait par le trou de la serrure.

Le mieux est donc de parler cinéma. Mais attention, pas n'importe quel cinéma. J'ai vu récemment (à la télé) le film de David Lynch "Qui a tué Laura Palmer ?" d'après la fameuse série Twin Peaks dudit David Lynch (merde, j'ai pas réussi à placer éponyme, pourtant la phrase semblait s'y prêter au départ). En fait, il s'agissait de la version originale "Fire walk with me", titre qui a quand même un peu plus de gueule que le titre français, et qui correspond bien mieux au film.

Car, je tiens à dire que je n'ai rien compris à "Fire walk with me" même si j'ai trouvé ce film très beau. D'ailleurs, en ayant vu "Fire walk with me", j'ai mieux compris un autre film de David Lynch "Mulholand Drive" auquel je n'avais pas compris grand-chose non plus lors d'une première vision. Quand on voit ces deux films, on peut déjà comprendre que David Lynch est un véritable artiste, c'est à dire quelqu'un qui construit une oeuvre. Ce que nous dit David Lynch, en tout cas ce que moi j'entends, c'est qu'on n'est pas obligé de trouver un sens à un film pour le "comprendre" et encore moins pour le trouver beau. Métaphore de la vie ?

En fait, j'aimerais parler ici, si vous le permettez, d'un autre film de David Lynch que j'ai adoré. Il s'agit de "Elephant Man". Je l'ai vu dans des conditions particulières. Je venais d'arriver en résidence universitaire, je venais d'avoir 18 ans, j'avais quitté mes parents, peut-être pour ne jamais retourner chez eux (et c'est effectivement ce qui s'est produit) et le club vidéo de la résidence projetait ce film.

Donc, j'ai été le voir au milieu des autres étudiants et étudiantes que je ne connaissais pas, seul au milieu de la foule et je regarde l'écran. Et là, qu'est-ce que je vois ?

En vrac : l'Angleterre victorienne filmé en noir et blanc, une sombre puissance d'où tout part et tout revient, un conte étrange et réaliste sur l'humain, ce qui fait de chacun de nous des humains, de la modernité, une modernité à échelle humaine où le monstre ne se transforme pas et où il n'est pas mis à mort. Physiquement, le héros reste monstrueux mais finalement il devient homme, au sens où il est accepté par la société des humains (il finit même par donner un sens à sa vie en reproduisant un monument avec des allumettes, même si ce sens peut paraîre dérisoire, mais n'est-ce pas notre lot à tous ?).

Bref, là seul au milieu des autres, j'avoue que je me suis identifié à John Merrick, vraiment. Je me suis senti dans la peau d'un monstre, différent et par là-même monstrueux. Finalement, je me demande si ça n'était pas ça la beauté de ce film. On peut s'identifier à Elephant Man...

Ou alors, j'étais juste un peu malade...

Bon, ben, à une prochaine

Les américains sont cons

Je suis en train de regarder la télé. Enfin, pas vraiment, puisque en même temps je tape ce log. Disons que je suis en train d'écouter la télé. Plus précisément la 6. Et qu'y a-t-il sur la 6 ? Il y a un film américain avec Harrison FORD, "Jeux de guerre".

ça raconte l'histoire d'un agent de la CIA (ou ex-agent, je ne sais plus), Jack RYAN, qui lors d'un voyage d'affaire à Londres (en Angleterre), est témoin d'un attentat terroriste organisé par l'IRA (ah, heureux temps où c'était seulement l'IRA qui organisait des attentats terroristes à Londres et pas Al-Quaida). Ca se passe donc en 1991 (à peu près). Bon, après que Jack RYAN eut sauvé la Reine d'Angleterre (en fait ça doit être sa nièce ou sa cousine, bref quelqu'un d'important) et quelque peu abîmé un des terroristes, le frère de celui-ci décide de se venger contre Jack RYAN.

En fait, je me fiche un peu du scénario, à mon avis pas très bien ficelé. Ce film me fait penser à la série des romans policiers de Patricia CORNWELL centrée sur Kay SCARPETTA, médecin légiste de Virginie (USA). Dans cette série, l'ex-mari de l'héroïne, membre du FBI, meurt dans un attentat terroriste causé par l'IRA à Londres dans les années 90.

Troublant, non ? En fait, quelle est la probabilité pour tout un chacun d'être victime d'un attentat terroriste ? (à Londres, en plus ? si encore c'était à Bagdad...heu, ça je ne sais pas si ça c'est vraiment drôle).

Je ne pense pas que Patricia CORNWELL ait pompé Tom CLANCY, l'auteur des aventures de Jack RYAN. En fait, je crois que pour ces auteurs américains, en tout cas avant les attentats du 11 septembre (et je pense que ça doit toujours être un peu vrai), aller en Europe, c'est risquer effectivement de mourir soit dans un détournement d'avion, soit dans un attentat terroriste. Pour eux, l’Europe à cette époque, c’est l’Irak pour nous aujourd’hui.

Alors, vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ?

Les gens sont cons

Les gens sont vraiment cons. Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi mais la plupart des gens sont vraiment cons. Bien entendu, pas tous les gens, sinon ça serait invivable. Non, grâce à Dieu, il y en a qui sont moins cons que d'autres et il y en a même qui ne sont pas cons du tout.

Ainsi, moi par exemple, ben je suis moins con que beaucoup et même pourrait-on dire, je ne suis pas con. Forcément, sinon je ne pourrai pas me rendre compte qu'il y a autant de cons autour de moi. Donc, je ne suis pas con.

Qui d'autre n'est pas con ? Ben, les gens que j'apprécie ne sont pas cons. Sinon, je ne vois pas pourquoi je les apprécierai. Vous allez me dire : Untel ou Unetelle que tu appréciais pendant un moment parce qu'il t'apportait ce dont tu avais besoin au moment où tu les appréciais, c'était quand même des cons finis quand on y pense, avec le recul. Et peut-être bien que vous auriez raison.

Alors ? et bien on peut quand même postuler de ce qui a été dit précédemment que les gens que je n'apprécie pas, ceux-là, sans l'ombre d'un doute, sont des cons. Résumons-nous : moi, je ne suis pas un con, et les gens que je n'apprécie pas, ceux-là sont des cons. Parmi ceux que j'apprécie, il peut quand même y avoir des cons.

Et vous là-dedans ? c'est vrai ça, êtes-vous cons ou ne l'êtes-vous pas ? Et bien, je vais pouvoir vous donner (enfin !) un moyen infaillible de répondre à cette question qui vous taraudait. C'est très simple.

Si vous êtes d'accord avec tout ce qui a été dit précédemment, alors c'est sans ambiguïté, vous n'êtes pas un con (si, si, si).

Sinon....

Et bien puisque vous l'êtes laissez-moi vous le dire explicitement parce que comme vous l'êtes, vous allez sans doute avoir du mal à le deviner : VOUS ETES UN CON!!

Bon, ben à la prochaine...

PS : je dois quand même l'être un peu, parce que la première fois que j'ai tapé cette chronique, je me suis gouré et j'ai tout perdu. J'ai donc été obligé de la retaper. Ou alors, c'est à cause de l'informatique ?

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